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Intervention de Mme Brantner, Alliance 90/Les Verts, le 22 janvier 2018 à Berlin

Madame Franziska Brantner (Alliance 90/Les Verts) :

Monsieur le Président, cher Monsieur le Président de l’Assemblée, Mesdames et Messieurs, chers amis, la liberté, la paix et la prospérité en Europe reposent sur la capacité et la volonté d’accorder les intérêts français et allemands. Or, cette capacité et cette volonté ne sont pas immanentes : nous devons, nous voulons entretenir cette flamme.

Je suis née à Neuenburg am Rhein, une ville frontalière, sur les rives du Rhin. Dans mon enfance, la ville voisine de Müllheim accueillait une caserne française. Aujourd’hui, la brigade franco-allemande y est stationnée. J’ai eu la grande chance de pouvoir étudier au lycée franco-allemand de Fribourg. Créée à la suite de la signature du premier Traité de l’Élysée, cette école est portée, aujourd’hui encore, par la volonté d’atteindre à l’unité dans la diversité. Portée aussi par la conviction que les choses vont toujours mieux ensemble – en dépit des difficultés – et que la rupture de ce partenariat n’est pas une option – et ne peut l’être. Portée enfin par la conviction que le succès de ce partenariat passe par le respect mutuel, la recherche du compromis et la solidarité, que ce partenariat ne peut réussir que dans une relation sans maîtres et sans disciples, où chacun apprend l’un de l’autre. Je remercie mes anciens professeurs pour tout ce qu’ils nous ont appris. Je m’en nourris aujourd’hui encore.

J’invite le prochain gouvernement à changer enfin d’attitude, à changer d’approche quant à la réforme de l’Europe et de la zone euro. Surmontons enfin le dilemme du « investir ou réformer », laissons-le derrière nous pour lui préférer un et des plus judicieux. Voilà ce que la France et l’Allemagne peuvent accomplir. Je souhaite par ailleurs que nous remisions enfin au placard l’affreux spectre de l’Union des transferts et examinions les propositions qui sont sur la table dans un esprit sérieux et constructif. Je nous invite tous à ne pas nous laisser guider par la prochaine élection et, encore moins, par le prochain sondage, mais par la cohésion de l’Europe.

Madame Wagenknecht, vous avez affirmé tout à l’heure que l’Europe ne se souciait que des intérêts du capital. Mais qui donc tient tête à Google, à Apple et aux autres grands groupes en matière de fiscalité ? C’est bel et bien la Commission européenne qui mène ce combat.

Vous avez demandé à cette tribune, Madame Wagenknecht, que l’Allemagne et la France introduisent une fiscalité commune sur les entreprises. Eh bien ! Votez la résolution. Cette demande y figure.

Vous dites que l’enjeu, c’est le salaire minimum, les droits des travailleurs. Votez la résolution ! On peut y lire noir sur blanc que la France et l’Allemagne veulent renforcer les droits sociaux en Europe. Faites un effort, votez pour ce texte ! Sur ce point, la résolution est magnifique.

Je souhaite que nous fassions preuve d’autant de courage que les générations qui nous ont précédés et pour qui les choses étaient beaucoup plus difficiles que pour nous. Ils devaient encore parler avec des ennemis – avec des ennemis héréditaires, comme vous l’avez souligné, Monsieur Post. Quant à nous, nous devons simplement faire avancer l’Europe avec des amis. Comparativement, c’est vraiment un jeu d’enfant.

Faisons-le ensemble ! Même si nous devons encore attendre avant de disposer d’un gouvernement, nous pouvons d’ores et déjà nous mettre au travail. Nous sommes tous élus et en mesure de travailler. Dès lors, disons-le : Merci beaucoup ! Amitié toujours ! Vive l'Europe ! Es lebe Europa!

Monsieur Wolfgang Schäuble, président :

La parole est à Andreas Jung, pour le groupe CDU/CSU.

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